L’avenir de notre presse locale est une question politique.

Saint-Paul Médias a annoncé aujourd’hui la fusion des rédactions de ses trois quotidiens en une seule, répartie sur trois sites et la suppression de 18 EPT. Cette annonce intervient quelques mois après la fin du Messager et à la suite d’une dégradation progressive des conditions de travail et d’appauvrissement de l’offre médiatique régionale. Le Parti socialiste apporte son plein soutien au personnel menacé et appelle le groupe Saint-Paul Médias (SPM) à tout mettre en œuvre pour limiter les licenciements. En outre, il appelle le Conseil d’Etat à se saisir du dossier afin de protéger les emplois en jeu et de garantir une information régionale de qualité dans tout le canton.

La restructuration et les licenciements annoncés par Saint-Paul Médias ne sont que la dernière annonce d’une longue liste de dégradation progressive des conditions de travail et de la diversité de l’offre de presse écrite régionale. Fin 2025, la suppression du Messager a entrainé la suppression de 5,8 EPT.  La même année, SPM avait annoncé que le délai de bouclage serait avancé à 19h30 dès 2027, réduisant encore la capacité des rédactions à couvrir l’actualité locale de proximité.

Elle représente une nouvelle étape dans la concentration médiatique et dans la perte de diversité de l’offre régionale. C’est une très mauvaise nouvelle pour notre démocratie, pour la cohésion sociale de notre canton et pour la couverture de la vie locale dans toutes les régions fribourgeoises.

Sans présager de l’annonce du jour, le Parti socialiste était intervenu il y a deux semaines par une question parlementaire afin d’interroger le Conseil d’État sur la situation de la presse régionale et sur les mesures de soutien envisagées par le Canton. En 2021 déjà, par un postulat, le PS était intervenu pour demander une analyse approfondie de l’état des médias fribourgeois dans un but d’action.

Outre le fait que la presse régionale remplit une mission de service public, le PS rappelle que l’État est indirectement propriétaire d’environ un tiers de Saint-Paul Médias via les participations de Groupe E et de la Banque Cantonale. À ce titre, le Conseil d’Etat ne peut rester passif face à cette nouvelle dégradation de l’offre médiatique régionale. Il doit évaluer rapidement des mesures de soutien permettant de préserver une information de qualité, indépendante et de proximité.

Le Parti socialiste réaffirme enfin son plein soutien aux employé·e·s de Saint-Paul Médias. Il appelle la direction du groupe à engager un dialogue constructif avec le personnel et les partenaires sociaux afin de limiter les suppressions de postes et de trouver des solutions justes et dignes pour les personnes concernées.

Interlocuteur-trices sur ce thème

Thomas Gremaud

Thomas Gremaud

Président du PS Fribourgeois

Partager l'article :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Animation laden...Animation laden...Animation laden...

Newsfeed